L'importance des ressources marines n'est pas qu'une affaire méditerranéenne. En effet, préserver la biodiversité dans les mers et les océans est l'affaire de tous et nous le savons depuis des années.

Dans le cadre de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) les pays se sont fixés « les objectifs d'Aïchi » qui visent à assurer une meilleure préservation de la biodiversité, et ce à travers un plan stratégique pour la période 2011-2020.

La Convention sur la Diversité Biologique (CDB)

La Convention pour la Diversité Biologique (CDB) en 2010 à conduit à des engagements forts appelés « les objectifs d'Aïchi » et qui présentent plusieurs dispositions au regard de la protection de la biodiversité marine et côtière. 

Dans l'objectif d'Aichi n°11 du Plan Stratégique pour la Diversité Biologique 2011-2020, adopté dans le cadre de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB), les pays se sont engagés à améliorer l'état de la biodiversité en protégeant les écosystèmes, les espèces et la diversité génétique.  De plus, les AMP, par leurs multiples fonctions, sont des instruments importants pour atteindre l'objectif d'Aichi n°14 en valorisant les bénéfices de la biodiversité et des services écosystémiques. 

En complément des objectifs d'Aïchi, les engagements pris lors de la 11ème Conférence des Parties de la CDB à Hyderabad (8-19 oct. 2012) ont confirmé l'importance de développer des approches économiques et de mieux valoriser les services écosystémiques et de renforcer les mécanismes de financement nationaux et internationaux de la biodiversité. Il a été décidé de doubler les financements associés à la biodiversité dans les pays en développement d'ici à 2015 en les maintenant jusqu'à 2020 et de consolider les politiques et plans nationaux de la biodiversité.

Un des éléments de la conférence de la CDB d'Hyderabad était également de reconnaitre l'importance des collectivités dans le soutien à des politiques intégrant la biodiversité. Par ailleurs il s'est agit d'adopter formellement les travaux faisant l'Etat des inventaires des Zones d'Importance Ecologique ou Biologique (ZIEB) et ont permis de mettre en avant l'importance d'une qualité de l'information au niveau des ZIEB méditerranéennes afin d'aboutir à la création effective d'un inventaire scientifique mondial de ces zones.

La règlementation internationale des pêches prévoit et met en œuvre via les ORGP,  telles que la CGPM pour la Méditerranée, des règles d'exploitation dans les zones en mer ouverte et permet d'évaluer si les Etats respectent ces règlent (interdiction de pêche au-delà de 1000 m, périodes de fermeture à la pêche au thon,…). De tels dispositifs sont inexistants pour la biodiversité ou les AMP.

Les limites et les enjeux en matière de développement d'AMP en mer ouverte sont importants et principalement de nature institutionnels, politiques et réglementaires. Les positions varient en fonction des Etats et de nombreuses discussions sont en cours pour faire évoluer les dispositifs ou tester des options dans certaines sous-régions. Les chefs d'Etats et de gouvernements ont pris l'engagement dans la « déclaration de RIO+20 » (paragraphe 162) de mettre en place l'instrument international correspondant sous les auspices de la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer (UNCLOS).

La Convention de Montego Bay

La Convention de Montego Bay (1982) a permis de conclure sur la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer (UNCLOS) qui inscrit les ressources marines comme un bien commun et oblige les Etats à protéger et à préserver le milieu marin et, à cet effet, à coopérer au plan mondial. Néanmoins, le développement des approches écosystémique, les manques des textes juridiques sont régulièrement pointés du doigt démontrant la difficulté d'accords régionaux, les risques dans un contexte d'attrait croissant pour les ressources en eaux profondes.

La réglementation internationale des pêches

La réglementation internationale des pêches prévoit et met en œuvre via les ORGP, telles que la CGPM pour la Méditerranée, des règles d'exploitation dans les zones en mer ouverte et permet d'évaluer si les Etats respectent ces règles (interdiction de pêche au-delà de 1 000 m, périodes de fermeture à la pêche au thon,…). De tels dispositifs sont inexistants pour la biodiversité ou les AMP.

Les limites et les enjeux en matière de développement d'AMP en mer ouverte sont importants et sont principalement de nature institutionnelle, politique et réglementaire. Les positions varient en fonction des Etats et de nombreuses discussions sont en cours pour faire évoluer les dispositifs ou tester des options dans certaines sous-régions. Les chefs d'Etats et de gouvernements ont pris l'engagement dans la « déclaration de RIO+20 » (paragraphe 162) de mettre en place l'instrument international correspondant, sous les auspices de la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer (CNUDM).

Déclaration d'Antalya

La roadmap 2020, ou déclaration d'Antalya (Turquie) est un autre exemple de cette volonté de coopération. Elaborée en 2012 au Forum des AMP de Méditerranée, elle rend compte de l'engagement de coopération régionale sans précédent de 33 nations. 

Elle inclut des recommandations stratégiques concrètes concernant 4 objectifs à atteindre avant 2020 :

  • Etablir un réseau écologique d'AMP représentatif et connecté
  • Atteindre une gestion durable et efficace ainsi qu'une bonne gouvernance des AMP
  • Développer une gouvernance des AMP intégrée territorialement et sectoriellement et promouvoir le partage des bénéfices environnementaux et socio-économiques.
  • Augmenter l'allocation des ressources financières pour établir et maintenir un réseau écologique d'AMP bien gérées.

Cette Roadmap prend en compte tout(e)s les mesures, objectifs et recommandations internationales pour améliorer le réseau des AMP en Méditerranée.

De plus en plus d'organisations internationales comme l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) mettent en place des programmes visant à protéger les AMP et à en faire des instruments de développement durable. La FAO, grâce à un programme financé par le Japon, s'emploie à faire des AMP des instruments de gestion de la pêche. Elle soutient les Etats dans leurs engagements de développement durable et les aide à établir un réseau représentatif d'AMP pour développer les connaissances sur les AMP en tant qu'outils de gestion de la pêche.

Plan d'action de l'Initiative Océan durable (CDB)

Plan d'action 2015-2020 de l'Initiative Océan durable de la CDB (SOI) pour mieux atteindre l'Objectif d'Aichi 11 d'ici 2020.

Ce plan stratégique fournit un cadre global sur la biodiversité, non seulement pour la Convention sur la diversité biologique, mais pour l'ensemble du système des Nations Unies.

EBSA

Atelier régional de la Méditerranée pour faciliter la description des écologique ou biologique des aires marines importantes (EBSA) - Avril 2014

Les Nations Unies

  • Promouvoir le rôle des réseaux d'AMP dans les territoires de la biodiversité au-delà des juridictions nationales en mettant en œuvre un accord en vertu de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer qui sera adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU en 2018.
  • La Conférence des Nations Unies sur le développement durable et le nouveau programme de développement mondial pour la période 2015-2030 adoptée à New York le 26 Septembre 2015 « Transformer notre monde: L'Agenda 2030 pour le développement durable».
  • ONU Objectif de développement durable sur les océans (objectif de développement durable N ° 14).

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