Petit projet : Surveillance et sensibilisation dans l'Aire Protégée de Maro-Cerro Gordo, Espagne

Fiche d'identité

Pays : Espagne
AMP : Aire Protégée de Maro-Cerro Gordo
Organisme : Government of Andalusia, Environmental Department: Consejería de Medio Ambiente, Junta de Andalucía
Responsable du projet: Ricardo A. Salas de la Vega
Montant total du projet : 23 680 €
Montant financé par MedPAN : 17 680 €
Démarrage  Juin 2013
Durée : 3 mois
Thématique : Surveillance en mer, actions de communication et d'’éducation à l'environnement

Résumé du projet 

Du fait d'un développement économique important, principalement lié au tourisme, l'Aire Protégée (AP) de Maro-Cerro Gordo subit de nombreuses pressions. Augmentation de nombre de visiteur lors de la saison estivale, concentration de visiteurs sur certains sites, augmentation du nombre de bateau de plaisance, pêche illicite, camping sauvages, etc.,  sont autant d'enjeux auxquels le Parc doit répondre.

L'AP Acantillados de Maro–Cerro Gordo a élaboré un projet « coup de poing » sur l'été 2013, avec deux composantes : le renforcement de la surveillance des pratiques illicites de pêche dans l'AP et la sensibilisation des opérateurs professionnels et des visiteurs de l'AP sur les règles de gestion et les enjeux de protection de la partie marine.

Résultats

Surveillance en mer

La pêche illicite dans la zone d'exclusion du Parc avec des pratiques particulièrement destructrices de chalutage, est régulièrement pratiquée par un petit groupe de contrevenants. Les moyens techniques du Parc pour assurer la surveillance sont insuffisants mais ont été renforcés dans le cadre du projet. Des moyens de surveillance complémentaires ont été acquis : jumelles et téléobjectif à grande focale pour identifier les bateaux depuis la côte, combinaisons néoprène et appareil photo étanche pour le travail en mer.

Sur la période du projet, les agents du Parc ont réalisé environ 300 heures de surveillance et ont effectué trois sorties en mer. Au cours de ces heures de surveillance, 83 infractions ont été reportées dont 5 pour chalutage illégal dans la zone du Parc.

Pour les infractions concernant les chalutiers, le Parc travaille sur les informations fournies par le « Centre de Surveillance des Navires de pêche », organisme relevant du Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et de l'Environnement. Cet organisme fournit au Parc la liste des positions exactes des bateaux. Avec ces informations et les photos prises par les agents, les plaintes sont déposées officiellement.

Les efforts de surveillance depuis la côte et en mer, couplés au signalement des infractions, sont un ensemble d'actions cohérent, visant à réduire les pratiques illégales dans l'AMP.

Communication et sensibilisation

Dans ce domaine, le projet a permis de mettre en place de nombreuses activités sur un petit laps de temps.

Plus de 6 000 brochures de sensibilisation, adressées à différents publics (plongeurs, plaisanciers, pêcheurs, etc.), ont été imprimées et distribuées dans les centres de plongées, les lieux d'hébergement, sur les plages, etc.

Les centres de plongée, les clubs nautiques et les associations de pêche ont été la cible d'une communication directe et personnalisée sur les enjeux du Parc (en particulier sur la Posidonie) et l'élaboration en cours du plan de gestion de l'AP. Un dossier complet leur a été adressé et ils ont eu la visite d'un chargé de mission du Parc.

Pour les vacanciers, le Parc a animé 4 journées de sensibilisation avec un stand placé sur la plage, et des sorties gratuites en kayak ou palme-masque-tuba pour découvrir les richesses de la côte. Plus de 500 personnes ont participé aux sorties et 2400 sont passées par le stand.

Enfin, pour mieux connaitre les visiteurs de la zone, une enquête détaillée a été organisée. Le taux de réponse fut décevant, mais le Parc dispose déjà d'information plus précise sur le type et les attentes des visiteurs de Maro–Cerro Gordo.

PARMI LES RESULTATS CONCRETS :

  • Acquisition de matériel pour la surveillance en mer et depuis la côte
  • 300 h de surveillance et déclaration de 80 infractions
  • 6 000 brochures de sensibilisation éditées et distribuées
  • 4 journées de sensibilisation sur la plage en période estivale (2 400 personnes sensibilisées)