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RESERVEBENEFIT : un nouveau projet pour étudier le bénéfice des réserves marines

16/03/17

Une grande partie des ressources marines en mer Méditerranée sont surexploitées. Les Aires Marines Protégées (AMP) sont des outils de conservation et de gestion clés pour protéger ces ressources marines et soutenir la pêche artisanale grâce à l’exportation d’individus adultes et de larves (via la dispersion) au-delà de leurs frontières. Cependant, les distances de dispersion des organismes marins en dehors des AMP et entre AMP sont mal connues.

Le projet RESERVEBENEFIT, qui vient de démarrer, a pour objectif de pallier ce manque en  étudiant  un réseau de 9 AMP distribuées le long de la côte méditerranéenne (Espagne, France).  Ces AMP incluent pour la région 1 Sud France-Espagne: L’Aire Marine Protégée de la Côte Agathoise, la Réserve naturelle marine de Cerbère-Banyuls, le Parc Naturel de Cap de Creus; pour la région 2 Baléares : l’Aire marine protégée Llevante de Mallorca – Cala Ratjada, le parc naturel des Iles Columbretes, la Réserve marine Norte de Menorca et pour la région 3 Sud Espagne : la Réserve marine de Cabo de Palos – Islas Hormigas, la Réserve marine de Tabarca et le Parc naturel de Cabo de Gata-Níjar.

Le projet  RESERVEBENEFIT est financé par l’Union Européenne (Horizon 2020 – ERA-Net biodivERsA) du 1er janvier 2017 au 30 décembre 2019 et réunit 9 partenaires : Ecole Pratique des Hautes Etudes, Université de Montpellier, Université de Perpignan, Université de Stockholm, Institut Espagnol Océanographique, GEOMAR (Kiel, Allemagne), Université de Murcia, Université d’Alicante et MEDPAN.

Le projet vise à évaluer la capacité des AMPs à exporter des ressources marines en dehors des AMPs et à maintenir la diversité génétique à l’intérieur et en dehors de ces mêmes AMPs. Le projet se concentre sur 4 espèces de poissons exploitées et couvrant des histoires de vie et des écologies différentes: le rouget de roche (Mullus surmuletus), le sar commun (Diplodus sargus), le serran commun (Serranus cabrilla) et la langouste rouge (Palinurus elephas). Le projet vise à estimer la diversité génétique de ces 4 espèces en utilisant les techniques génétiques les plus récentes (génotypage RAD; assemblage de génomes), et à collaborer avec les pêcheurs pour échantillonner les poissons et évaluer les impacts socio-économiques des AMPs sur la pêche artisanale.

Les résultats obtenus devraient permettre d’optimiser le réseau d’AMPs en utilisant une approche multicritères (connectivité, distance de pêche, pression de pêche) et en tenant compte des besoins de gestion et de pêche. 

La réunion de lancement du projet a eu lieu le 27 et 28 février 2017 à Montpellier au CEFE. Durant cette réunion les partenaires ont décidé de la stratégie d’échantillonnage.

 

 

Par Stéphanie Manel, coordinatrice du projet RESERVEBENEFIT

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