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Troisième Conférence des gestionnaires du patrimoine mondial marin

06/10/16

Troisième Conférence des gestionnaires du patrimoine mondial marin, 27-31 aoû 2016, Iles Galapagos, Equateur. Un rassemblement des gardiens des 49 merveilles des océans du monde. Depuis le premier site marin a inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 1982, le réseau a grandi pour aujourd’hui englober 49 sites dans 37 pays qui s’étendent des tropiques aux pôles.

Temps forts de la conférence:

  • Une introduction aux nombreux visages du changement climatique avec l'un des principaux scientifiques du climat de la planète, le Dr Martin Visbeck. Visbeck a expliqué que les projections climatiques sont toujours données en moyennes mondiales, mais que les impacts locaux varient considérablement d'un endroit à l'autre. Certaines régions voient la sécheresse, les inondations, alors que d'autres voient trois fois la moyenne mondiale pour l'élévation du niveau de la mer, d'autres encore ne voient aucun effet. Visbeck a montré comment les sites du patrimoine mondial pourraient devenir des points de référence mondiaux pour mesurer les effets du climat dans l'océan au fil du temps.
  • Un atelier piloté par Lara Hansen et Paul Marshall a aidé les gestionnaires à mesurer et planifier les risques climatiques. Les gestionnaires ont identifiés des indicateurs clés – de la couverture corallienne au nombre de requins baleines à Ningaloo Reef au cascades et debits de rivière dans les Wes Norwegian Fjords - qui les aideront à suivre les changements au fil du temps, à informer les plans d'action pour le climat et à évaluer leur efficacité.
  • Un aperçu sur l'avenir de la pêche avec le scientifique Dr. Daniel Pauly. Pauly a expliqué que les sites du patrimoine mondial – tout comme d'autres endroits de l'océan - lutte avec des points de référence variables, ce qui signifie que chaque génération utilise une nouvelle référence pour mesurer la santé des océans, perdant de vue le déclin continu des stocks de poissons et de la biodiversité.
  • Dr Stephen Box du Smithsonian Institute a expliqué que les prises de poissons dans les sites marins du patrimoine mondial sont probablement considérablement sous-estimée parce que nous ne suivons pas de près la pêche sportive, de loisir ou artisanale. Ces pêcheries sont de petite taille, il a dit, mais elles sont légion, ce qui pourrait signifier que 1,5 fois plus de poisson est tiré de l'océan que les estimations officielles.
    • Pauly et Box ont partagé des outils que les gestionnaires des sites du patrimoine mondial peuvent utiliser pour commencer à calculer les captures réelles prises sur leurs sites chaque année, d'une app pour portable à un nouvel atlas mondial.
    • Enric Sala a mentionné que les sites marins du patrimoine mondial devraient fonctionner comme des "capsules de temps," nous montrant à quoi ressemble un océan sain sans interférence humaine. Il a souligné l'importance des zones de non prélèvement, et a mis en évidence des exemples comme la Réserve de Scandola, où se trouvent, dans la réserve intégrale, des poissons de 31 ans qui produisent 200 fois plus de petits que les poissons de 5 ans capturés à l'extérieur de la réserve.
    • Brian Sullivan de Google Ocean & Earth Outreach a donné aux gestionnaires une visite exclusive de Global Fishing Watch avant son lancement public. Il a expliqué comment cette appli «les yeux dans le ciel» peut aider à traquer la pêche illégale, et a montré comment l'outil a permis à la petite nation insulaire de Kiribati de mettre en oeuvre l'interdiction de la pêche industrielle dans Phoenix Islands Protected Area, le plus grand site sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
  • Scott Gende de Glacier Baya expliqué comment un nouveau système pour le tourisme de croisière a réduit la pollution de l'air et de l'eau à près de zéro tout en apportant des ressources financières au site sur le long-terme pour la surveillance et la recherche. Il a planté la graine d'une alliance mondiale qui établirait un système gagnant-gagnant similaire dans tous les sites marins du patrimoine mondial qui sont confrontés à des niveaux similaires de tourisme de croisière.
  • Notre hôte pour la semaine, Sven Lindblad, a souligné la puissance de la marque du patrimoine mondial pour aider les sites à assurer un financement durable et à long terme, et a expliqué pourquoi chaque agence de voyage opérant dans un site marin du patrimoine mondial devrait investir dans sa conservation, puisque la nature est ce qui fait vivre son commerce.
  • Zack Abraham, directeur de campagne du WWF, a fait écho à ce point, soulignant le potentiel de ces sites pour tirer parti de leur statut d'icône pour attirer le financement et le soutien du public et des politiques.
  • La formation en communication de Nancy Baron de COMPASS et Kenneth Weiss, lauréat du Prix Pulitzer, a exhorté les gestionnaire à plaider pour la conservation, et encouragé chacun à raconter l'histoire de son site. Voici quelques extraits :
    o "iSimangaliso signifie miracle : baleines, lions et rhinocéros vivant aux côtés de nouvelles espèces découvertes chaque année. C’est la restitution de la nature, mais aussi des individus. »- iSimangaliso Wetlands Park
  •  "C’est le paradis sur terre. Tellement beau, que vous ne pouvez pas le croire. Là où l’on peut voir des centaines de plantes et d'animaux que l’on ne trouve nulle part ailleurs. »- – Socotra Archipelago
  • "Papahānaumokuākea est un témoin de la connexion entre les hommes et la nature, à travers une série d'autels qui célèbrent la frontière entre la vie et l’au delà. Elle abrite 100 millions d'oiseaux, y compris « Sagesse », un albatros de 70 ans qui pond toujours "-. Papahānaumokuākea
  • «Cet endroit contient les sept merveilles de la nature, dont une rivière sous-marine de 8,2 km, et la 2e plus grand fleuve navigable du monde" - Palau’s Rock Islands Southern Lagoon
  • "Un choc entre les montagnes et les eaux bleues des rivières et du magnifique lagon." - Ningaloo Coast
  • «Un système vivant si vaste qu'il scintille de l'espace." - Great Barrier Reef

Résultats:

  • Suite à l'annonce que 33% du parc marin des Galapagos a été classé en zone de non prélèvement, les gestionnaires de la Grande Barrière de corail en Australie (qui a fermé un pourcentage similaire de ses eaux à la pêche en 2004) et le Parc national des Galapagos se sont engagés pour une collaboration plus étroite pour renforcer le respect et la surveillance dans leurs zones de non prélèvement respectives.
  • Les gestionnaires des Galapagos, du Coiba National Park, de Cocos Island, de Malpelo Fauna and Flora et du Gulf of California ont signé un accord historique, la «Carta de Punta Suarez» pour signifier leur engagement à travailler ensemble pour réduire la pêche illégale et non réglementée dans leurs sites.
  • Les idées et les nouveaux partenariats qui ont découlé de cette réunion informera le travail du réseau marin du patrimoine mondial au cours des trois prochaines années, jetant les bases d'un avenir plus durable pour ces joyaux de l'océan;
  • Une stratégie changement climatique est en cours de développement pour aider les sites avec leurs plans d’évaluation et d’adaptation à la vulnérabilité climatique et des discussions pour un éventuel soutien financier pour ce travail ont été lancées avec plusieurs partenaires potentiels.

D'après une communication de Fanny Douvère, Coordinator Marine Programme, UNESCO World Heritage Centre

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